Addis-Abeba, le 5 décembre 2025 — Le Secrétaire Général de l’Organisation de Coopération du Sud (OCS), Manssour Bin Mussallam, a présenté sa démission irrévocable aux États Membres de l’OCS. La démission fait suite à une période de réflexion d’un an sur la direction que prenait l’OCS depuis la dernière Assemblée Générale en novembre 2024, lors de laquelle les États Membres s’étaient engagés à s’approprier davantage les activités programmatiques et opérationnelles de l’OCS. Cela, a déclaré le Secrétaire Général, n’avait pas eu lieu malgré les multiples assurances des États Membres depuis un an.
Dans sa déclaration, le Secrétaire Général a proposé deux voies possibles aux États Membres en vue de guider l’orientation future de l’Organisation. La première option consistait pour les États Membres à s’engager à soutenir les activités budgétaires et programmatiques de l’OCS en payant immédiatement leurs cotisations conformément à leur obligation légale, ou, la deuxième, à envisager de mettre fin l’OCS, ce qui, en tout état de cause, les obligerait toujours à payer pour le processus digne de clôture.
Le Secrétaire Général a fait le point sur les progrès de l’Organisation à ce jour et sur ses réalisations sans précédent en si peu de temps. Il a souligné: « Lorsque j’ai pris mes fonctions, l’OCS n’était qu’une simple encre sur le papier, soutenue par une poignée de membres du personnel. Depuis que nous avons construit une institution avec un Secrétariat de plus de 100 personnes, nous sommes une Organisation avec des organes directeurs actifs et un intérêt croissant pour l’adhésion en tant qu’État Membre ou Membre Associé. » Il a toutefois noté que le manque persistant de conformité financière des États Membres a créé une situation insoutenable pour l’Organisation, son personnel, ses partenaires et ses fournisseurs.
« Car malgré tous les obstacles », a-t-il ajouté, « nous avons construit quelque chose de réel. Nous avons insufflé de la vie à une institution qui n’existait autrefois que sous la forme de signatures manuscrites. Nous avons démontré que les pays du Sud, lorsqu’ils sont unis par une vision, sont capables de concevoir leurs propres modèles, programmes et instruments. Et rien de tout cela n’était simple. Rien de tout cela n’était assuré. Et pourtant, nous l’avons fait. »
Tout en soulignant l’engagement du personnel, le Secrétaire Général a indiqué que sa décision vise à empêcher l’Organisation de continuer à fonctionner dans des conditions qui menacent son intégrité institutionnelle. Il a également confirmé qu’il ne resterait que le temps strictement nécessaire pour faciliter la mise en œuvre des décisions à prendre par les États Membres concernant l’avenir de l’OCS.
Une Assemblée Générale extraordinaire, convoquée pour le 15 décembre, délibérera sur les deux options présentées par le Secrétaire Général – assurer la pleine viabilité de l’Organisation par l’accomplissement des contributions et l’élection ultérieure d’une nouvelle direction, ou procéder à une clôture ordonnée et digne.
L’Organisation de Coopération du Sud réaffirme son attachement aux principes de coopération Sud-Sud, de solidarité et d’équité qui sous-tendent son mandat, et continuera de tenir sa communauté internationale informée des prochaines étapes institutionnelles.