La question de savoir comment appliquer efficacement les connaissances endogènes des pays du Grand Sud a été au cœur des échanges lors de la conférence INGSA 24 à Kigali

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La question des connaissances endogènes dans les pays du Sud a été au centre des débats aujourd’hui, en marge de la 5e conférence de l’International Network for Governmental Science Advice (INGSA24) à Kigali.

L’Organisationde Coopération du Sud (OCS) a organisé une table ronde de haut niveau sur le thème « Bâtir des ponts entre les pôles de connaissances – Promouvoir le développement des connaissances endogènes ». Le format interactif des débats a favorisé la compréhension et la réflexion autour du thème  ̶ Connaissances endogènes  ̶   et a permis de partager les perspectives sur l’exploitation de diverses sources d’informations et de la recherche transdisciplinaire, dans la promotion et l’intégration de l’information locale ou produite en interne dans les conseils scientifiques, l’élaboration des politiques et la transformation, dans les pays du Grand Sud.

Plus de 300 délégué(e)s venu(e)s de 65 pays, d’organisations internationales et d’ONG se sont réuni(e)s cette semaine à Kigali dans le cadre des groupes de discussions sur un éventail de sujets tirés du travail scientifique ou liés à celui-ci.

S’adressant aux participant(e)s dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire Général de l’OCS, S.E. Manssour Bin Mussallam, a présenté trois principes clés des inégalités qui affectent l’écart, en termes de connaissances, entre les pays du Grand Sud en tant qu’ensemble et d’autres parties du monde développé d’une part, et de l’autre, l’écart dans ce même domaine entre ces pays du Sud de façon comparative.

« La nature des connaissances et ce qui costitue la connaissance légitime, a-t-il relevé ; les inégalités des économies de la connaissance et la géopolitique des connaissances, en tant qu’aspects cruciaux, plantant ainsi le décor pour les intervenant(e)s, issu(e)s de diverses régions du Grand Sud, pour qu’ils/elles s’exercent à combler le fossé des connaissances en appliquant l’information, les statistiques et l’expérience sectorielle.

Le groupe d’experts était composé du Dr Wahid Majrool, ancien Ministre de la Santé de l’Afghanistan, Fondateur et Directeur Exécutif du Centre afghan pour la Santé et la Paix ; Mme Alice Karekezi, de nationalité rwandaise et universitaire chercheuse, à l’Université de Göteborg en Suède, a exposé sur la décolonisation des normes internationales et la construction du savoir ; Prof. Norbert Hounkonou, Président des Académies Africaines des Sciences (NASAC) et Président de la Conférence des Membres Associés de l’OCS ; La Prof. Hirut Woldemarian, Sous-Secrétaire Générale à la Recherche, à l’Evaluation et à la Prospective (REEF) à l’OCS, et le Prof. Abdelajil Akarri, professeur d’éducation comparée à l’Université de Genève en Suisse.

Des points fondamentaux sur le développement et l’exploitation des connaissances, sur l’éducation académique et non académique et sur d’autres secteurs, ont été soulevés par les panélistes qui ont tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité d’un dialogue accru et des possibilités d’harmonisation des approches divergentes des connaissances endogènes et non endogènes, ce qui rendrait service au Grand Sud.

L’INGSA est la plus grande communauté de pratique au monde, dédiée à l’amélioration des interfaces entre les producteurs et les détenteurs de connaissances, les décideurs publics et les sociétés. Depuis sa création en 2014, les conférences mondiales de l’INGSA ont ouvert la voie au développement et à l’évolution de l’étude et de la pratique de l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et aux conseils scientifiques à l’intention des gouvernements. C’est la première fois que cette conférence se tient dans un pays du Grand Sud.

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